
Aujourd'hui à Addis-Abeba, l'Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), par le biais de son groupe de travail sur l'agroécologie et le changement climatique, a convoqué un débrief de l'Organisation de la société civile et une réunion de consultation stratégique réunissant 42 participants de 16 pays africains à l'hôtel Sapp. Cette réunion de deux jours, qui se déroule du 28 au 29 janvier 2026, crée un espace critique pour une réflexion collective sur les résultats de la COP30 et pour l'élaboration d'une stratégie africaine coordonnée envers la COP32.
La participation de la société civile africaine à la COP30 à Belém (Brésil) a été forte et diversifiée, mais les textes finals ne reconnaissaient pas réellement l'agriculture, les systèmes alimentaires ou l'agroécologie dans les décisions adoptées. Alors que l'élan politique autour de l'adaptation et du financement du climat a continué de croître, les approches dirigées localement, telles que l'agroécologie, n'ont pas été suffisamment reflétées.
Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), un membre stratégique de ce groupe de travail, joue un rôle essentiel dans la promotion des actions impactantes en matière d'agroécologie. Sa représentante, ALUORA Luttah, est présente sur les lieux pour contribuer aux discussions et partager des perspectives cruciales sur les initiatives locales.

La réunion est donc conçue pour approfondir ces résultats, consolider les enseignements tirés de l'engagement africain à la COP30 et identifier les principales lacunes en matière de plaidoyer qui doivent être comblées au cours des prochains cycles de négociation. Les participants examineront les développements liés à l'objectif mondial d'adaptation, au financement du climat, au programme de travail de transition juste, aux plans nationaux d'adaptation et aux négociations sur l'agriculture dans le cadre du volet SSJWA, en mettant l'accent sur la façon dont les priorités africaines et les solutions communautaires peuvent être mieux avancées dans les processus climatiques officiels.
Un des axes centraux des discussions sera le renforcement de la coordination entre les organisations de la société civile africaine, les décideurs nationaux et les membres du Groupe africain de négociateurs, afin d'assurer un engagement plus aligné, stratégique et techniquement fondé dans les futurs processus de la Conférence des Parties. La consultation explorera également comment les OSC africaines, y compris JVE, peuvent approfondir leur collaboration avec les gouvernements et les institutions régionales, renforcer leurs capacités collectives de plaidoyer et assurer un positionnement plus fort de l'agroécologie en tant que voie d'adaptation dirigée par l'Afrique dans les cadres climatiques nationaux et mondiaux.

Au cours des deux jours, les participants devraient développer une interprétation commune des résultats de la COP30, mieux comprendre la dynamique des négociations et concevoir ensemble une feuille de route unifiée guidant les efforts de plaidoyer de l’Afrique en faveur de la COP31 et de la COP32. Le processus vise à renforcer la capacité des acteurs de la société civile à influencer les espaces de politique climatique tout en renforçant les partenariats qui élèvent les voix africaines et les réalités communautaires dans la prise de décisions sur le climat.





